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Workaholics : Les Accros du Travail

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Workaholics : Les Accros du Travail

L’expression «bourreau de travail» est devenue populaire pour désigner une personne qui ne se ménage pas (accro du travail) et qui tend à imposer son rythme de travail aux autres.

A notre époque, où, les loisirs sont plébiscités et où la plupart des gens aspirent à travailler moins (semaine des 35 heures, besoin de sentiment de liberté,…) les personnes présentant  une addiction au travail se singularisent.

Parce qu’à la différence des autres dépendances, la dépendance au travail bénéficie généralement d’une image plutôt positive !

Le workaholic donne aux autres l’illusion d’une volonté à toute épreuve, d’une motivation sans failles, d’un engagement intense dans une activité valorisante, synonyme de  réussite sociale.

En règle générale la question de l’estime de soi est au centre de cette addiction au travail.

Dans cet article, Matching Emplois décortique le workaholism et répond aux questions que l’on se pose à son sujet, qu’est-ce que c’est, comment notre société moderne le traduit socialement, et qu’elles en sont les conséquences positives comme négatives.

Au départ :

L’addiction au travail est un investissement professionnel excessif, pouvant s’accompagner d’une présence abusive sur le lieu de travail. L’addiction au travail est souvent assimilé à une recherche abusive de la performance ou de la productivité, ce qui peu conduire à des répercussions physiques et psychologiques pouvant aller jusqu’ au burnout (épuisement professionnel). Ménagez-vous !

Selon les professionnels de la santé au travail, il peut s’avérer en effet très difficile de déterminer si une personne est «workaholic» et ainsi de pouvoir la distinguer d’un simple «gros travailleur».

Les 3 signes d’un workaholism certain

Les spécialistes de la médecine du travail s’accordent néanmoins sur trois points caractéristiques du « workaholic »:

  • le sujet «workaholic» travaille beaucoup (trop), il consacre la plupart de son temps et de son énergie à son activité professionnelle
  • il ne le fait pas par obligation de l’un de ses supérieurs ou par manque d’argent, mais plutôt suite à une motivation intérieur, comme une conviction ou une vocation;
  • il ne prend pas « son pieds » à travailler, l’enthousiasme des premiers jours a laissé place à une véritable addiction dont il est prisonnier au détriment de toute activité autre que son travail.

Evolution du workaholism

Le « workaholism » évolue en trois phases :

  • L’installation : cela consiste en un allongement progressif du temps consacré à son travail, bien au-delà des horaires habituels (sur le lieu du travail ou chez soi), associé à une réticence exponentielle à profiter de ses congés.
  • La phase d’état : il s’agit ici d’un surinvestissement dans le travail quasi frénétique, avec la survenue des premiers signes de retentissement négatif, sur le plan personnel (stress, troubles du sommeil, fatigue, ..) ou sur le plan de la vie familiale avec un souhait de plus en plus marqué de ne plus vouloir profiter des moments de loisirs.
  • La phase de décompensation:  c’est le burnout !

Il est cependant difficile de faire la bonne distinction entre une personne réellement dépendante au travail et un travailleur acharné.

Comment savoir si je suis workaholic ?

Afin de facilité la « détection » du workaholism, nous vous proposons de faire une simple comparaison entre un «bon» et un «mauvais workalholic».

  • Le « bon workaholic » se caractérise par un engagement actif, volontaire et pleinement satisfaisant, débordant d’énergie, au bénéfice d’une excellente efficacité et d’une remarquable productivité avec, donc forcément, peu de répercussions négatives. En bref, le « bon workaholic » est un travailleur acharné chez qui le travail est source de stimulation et de bien-être.
  • En face, nous avons le « mauvais workaholic », qui s’active face au travail de façon compulsive. La personne sujette à un workaholism néfaste pour sa santé psychologique et physique, est bien moins organisée et relativement peu productive. Ces faits procurent en lui ou en elle une source d’insatisfaction, d’inconfort psychologique. On retrouve alors souvent des formes de stress de trouble obsessionnel compulsif («tocs») et de névrose obsessionnelle en relation avec le travail.

En brief :

Au dela des caricatures, le travailleur acharné, travail fort, mais est capable de s’arrêter lorsque l’objectif professionnel est atteind. Ce qui lui permet de bénéficier d’une qualité et d’un équilibre vie professionnel / vie personnelle assez satisfaisant.

A contrario, le workaholic, n’est jamais satisfait de son travail et de ce fait, ne s’arrête jamais .

25 à 30 % des américains seraient des «accrocs au travail»

Qui est assujetti au workaholism ?

Les personnes affectées d’une addiction au travail présentent souvent une faible estime de soi, et sont bien souvent en quête de reconnaissance et de succès à laquelle l’investissement professionnel peut permettre d’accéder.

Le workaholic peu également se retrouver dans des personnalités obsessionnelles et perfectionnistes.

Des emplois en particuliers sont-ils concernés ?

Ou, en effet. Certains emplois à dimension managérial avec certains niveaux de responsabilité exposent à un risque accru de développement d’ une addiction au travail.

Les principaux arguments avancés par les individus pour justifier leur engagement volontaire dans leur travail sont le caractère stimulant de leur métier, comprenant une notion de défi professionnel.

Les workaholics, bons éléments pour une entreprise ?

Alors que l’on pourrait penser que le sujet présentant une addiction au travail est tout bénéf’ pour une entreprise, cela n’est pas nécessairement le cas.

Au stade d’installation (travailleur acharné), le résultat est globalement positif.

Cependant, lorsque le trouble s’aggrave, la personne vit de moins en moins bien son acharnement au travail, sa peur de l’échec et son insatisfaction perpétuelle rend son travail moins efficace.

De plus, le workaholic entre souvent en conflit avec ses collègues de travail, il préfère également travailler seul, étant incapable de déléguer et de fonctionner correctement au sein d’une équipe.

Ainsi les individus atteints d’addiction au travail ont tendance à devenir des travailleurs inefficaces, en effet,  ils favorisent le fait d’être occupé plutôt que d’être productif !

En définitive :

Certains individus travaillent beaucoup, tous simplement parce qu’ils sont passionnés par leur métier mais savent ne pas dépasser certaines limites, conservant ici, un équilibre vie professionnelle, vie personnelle plutôt sain.

Pour d’autres, ce n’est pas un choix rationnel et délibéré mais plutôt une obligation résultant d’une force interne incontrôlable. Ces workaholics, sont autant dépendants au travail que certains le sont avec l’alcool, la drogue, le sexe, les jeux de hasard. Ils représentent donc en réalité une infime parti des actifs!

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2018-04-05T09:09:38+02:00